Équipage

mardi, mai 29, 2007

Premier vrai jour pour le Willem-Shaman. Le vaisseau est théoriquement prêt à prendre le large. Même si l'équipe est monté à bord se matin, il n'est pas prêt à faire fonctionner le vaisseau.

Quelques semaines après mon offre pour le poste de capitaine. Torraï m'a fait parvenir une liste de conditions pour l'embauche des membres d'équipage. Ces conditions me laissaient peux de latitude, mais puisque je ne m'y connais pas je les ai acceptées.

Torraï a passé deux semaines sur la plate forme avec moi, Harrack et Yuso pour passé en entrevue plus de cent personnes. Nous nous sommes fait aider par trois autres capitaines pour la sélection des pilotes, navigateurs et les techniciens. Torraï n'avait jamais eu à faire à un vaisseau qui fonctionne avec l'énergie des dykuuns et ne pouvait pas savoir les connaissances que devait avoir son personnel.

Je ne m'attendais pas à autant d'intérêt de la part des membres du clan. Beaucoup ont été intimidés par Torraï et il les a refusés, sauf Daja, le médecin de bord.

Il m'a expliqué qu'il était convaincu que Daja pourrait agir dans des situations de haut stresse et que, pour le poste qu'il occuperait, cette qualité prévalait sur tout le reste. Et qu'avec le temps Daja s'adapterait. La preuve, il avait accepté de devenir médecin de bord.

J'ai tout de même eu droit de regard sur tous les membres d'équipage sauf deux, qui m'ont été imposés.

Le premièr est le Dyma Inka, un gardien. Il a été imposé par le Dalaa pour assurer la garde du bloc mère. La deuxième personne est Vick, qui est devenu une sorte d'apprentis pour Torraï.

Alors me voilà maintenant sur le deuxième pont, sous l'immense coupole de verre qui m'offre une vu imprenable de Dukaas. Le vaisseau est solidement ancré à notre tour d'habitation. Petite note en passant, les centaines de tours d'habitations, qui composent la station orbitale, ont été conçues pour recevoir sur leur toit un vaisseau. Un système de rampe et d'ascenseur permet d'accéder directement à l'intérieur du vaisseau sans avoir à sortir à l'extérieur. Bien sûr le vaisseau doit être conçu pour ça. Il y a donc un port sur la station pour recevoir tous les autres vaisseaux.

Harrack est présentement en réunion avec ces professeurs dans la salle de cours et Torraï rencontre tous les autres dans le salon avant. Dans quelques heures tout le monde aura défait ses bagages, visité le vaisseau, repris connaissance de ses responsabilités et se sera installé à son poste. À ce moment le Willem-Shaman prendra vie. Torraï m'a promis qu'il larguerait les amarres demain pour un vol autour de Dukaas.


Harrack
Directeur et Professeur de boylaa

Daja
Médecin de bord

Viaque
voile, bouclier
Professeur de pilotage

Inka
Gardien du bloc mère

Fransso
Administrateur

Virna
Professeur en linguistique

Mi'h
Professeur de transit

Flior
Professeur de musique

Venvarse
Professeur du voile

Yissa
Diplomate
Professeur d'histoire

Raill
Infirmière

Tony
Physiologue
Massotérapeute

Jorab
Psychologue

Marou
Pilote

Lim'hane
Copilote

Gdouanne
Copilote

Berna
Astronavigation et cartographies
Professeur de navigation

Neck
Technicien en mécanique

Novok
Technicien en mécanique

Rhossou
Technicien en énergie

Naou
Technicien de l'entrepôt

Birramu
Entretient ménager

Hindama
Cuisinier

Sarie
Hôtesse
Professeur du protocole

Les noms en gras sont des professeurs

Écrit par: Kath à 10:53 AM    Lien permanent    0 commentaire(s)    Enregistrer un commentaire

Angoisse

mardi, mars 29, 2005

L'anxiété me ronge et rien à faire pour m'en débarrasser. Je veux la fuir, mais elle ne me perd pas de vue.

Il est couché sous les arceaux comme mort. L'indicateur me certifie pourtant le contraire, il vit. Ces chances vacillent entre le possible et l'incertain. Le temps s'amuse avec mes nerfs et torpille ma patience.

Daja virevolte autour de nous. Il a compris depuis longtemps qu'il suffisait de s'occuper pour que l'angoisse reste loin. Tout organiser au cas où un autre aurait besoin de lui, toujours être prêt, être présent.

Je ne l'ai jamais entendu parler de demain ou d'hier. Quel chance il a. A-t-il compris qu'il ne sert à rien de rester attaché, il sait prendre ses distances. Est-ce moins douloureux lorsque la fin vient, de se savoir seul et de ne pouvoir causer la peine. Ou est-ce pire d'être seul et sans peine.

Seul...

Finir seul, ne rien laisser même pas la peine. Que restera t-il de moi. Que restera t-il de lui, au moins la peine, celle du manque de sa présence.

7H28M5

Écrit par: Kath à 12:20 PM    Lien permanent    0 commentaire(s)    Enregistrer un commentaire

Hiérarchie

mardi, mars 22, 2005

Tranquillement assise à la table, je regarde Dukaa derrière l'immense baie vitrée. La pièce est plongée dans la pénombre, seule la lumière, réfléchie par la planète, illumine mon visage. Mes pensés sont sombres.

Comment rentrer chez moi? Est-ce que je voulais rentrer? Ici ou chez moi, quelle différence cela fera dans quelques mois si je m'adapte.

J'entends le coulissement de la porte et le bruit sourd des vêtements du Dy. Je n'entends jamais son pas, camouflé par l'épais tapis du sol. Ses trois grosses griffes n'accrochent pas les poils, elles y laissent seulement leurs empruntes.

Il prononce un mot, le même qu'à chacun de mes réveils. Je lui répète et il semble satisfait. Je crois que c'est une forme de salutation.

Il s'assoit sur le gros tabouret bas qui sert de chaise. Moi, j'y ai ajouté un coussin, si non j'ai le nez dans mon assiette.

Il étale sur la table des cartes et me les pointe en prononçant des mots. Je les répète comme il semble le vouloir. Je n'en ai pas envie mais ça m'évite de déprimer alors je continue.

Je ne suis pas certaine de la signification de toutes les images. Après une heure, il perçoit mon blasement et ramasse les cartes.

Il prend une tablette avec un crayon. Il y dessine tout en haut un cercle dans lequel il place dix points bien nets. Il trace un autre cercle plus bas et y place d'autres points plus ou moins précis. Il relie un des points du premier cercle avec un point du deuxième cercle.

Il trace sous les premiers cercles une rangé d'autres cercles dont les deux du bout dépassent la feuille. Il y place d'autres points qui semblent la aussi d'une quantité aléatoires. Il relie un des points de cette rangé avec le point relié du deuxième cercle. Il me point ensuite le point du deuxième cercle et il pointe sa poitrine. Il pointe ensuite le point de la ranger du bas et il me pointe. D'un geste des mains qu'il soude ensembles, je comprends que nous sommes reliés, un peu comme un parent. Un parrain peut être...

1H02M05

Écrit par: Kath à 12:32 PM    Lien permanent    0 commentaire(s)    Enregistrer un commentaire