L'anxiété me ronge et rien à faire pour m'en débarrasser. Je veux la fuir, mais elle ne me perd pas de vue.
Il est couché sous les arceaux comme mort. L'indicateur me certifie pourtant le contraire, il vit. Ces chances vacillent entre le possible et l'incertain. Le temps s'amuse avec mes nerfs et torpille ma patience.
Daja virevolte autour de nous. Il a compris depuis longtemps qu'il suffisait de s'occuper pour que l'angoisse reste loin. Tout organiser au cas où un autre aurait besoin de lui, toujours être prêt, être présent.
Je ne l'ai jamais entendu parler de demain ou d'hier. Quel chance il a. A-t-il compris qu'il ne sert à rien de rester attaché, il sait prendre ses distances. Est-ce moins douloureux lorsque la fin vient, de se savoir seul et de ne pouvoir causer la peine. Ou est-ce pire d'être seul et sans peine.
Seul...
Finir seul, ne rien laisser même pas la peine. Que restera t-il de moi. Que restera t-il de lui, au moins la peine, celle du manque de sa présence.
7H28M5

