Tranquillement assise à la table, je regarde Dukaa derrière l'immense baie vitrée. La pièce est plongée dans la pénombre, seule la lumière, réfléchie par la planète, illumine mon visage. Mes pensés sont sombres.
Comment rentrer chez moi? Est-ce que je voulais rentrer? Ici ou chez moi, quelle différence cela fera dans quelques mois si je m'adapte.
J'entends le coulissement de la porte et le bruit sourd des vêtements du Dy. Je n'entends jamais son pas, camouflé par l'épais tapis du sol. Ses trois grosses griffes n'accrochent pas les poils, elles y laissent seulement leurs empruntes.
Il prononce un mot, le même qu'à chacun de mes réveils. Je lui répète et il semble satisfait. Je crois que c'est une forme de salutation.
Il s'assoit sur le gros tabouret bas qui sert de chaise. Moi, j'y ai ajouté un coussin, si non j'ai le nez dans mon assiette.
Il étale sur la table des cartes et me les pointe en prononçant des mots. Je les répète comme il semble le vouloir. Je n'en ai pas envie mais ça m'évite de déprimer alors je continue.
Je ne suis pas certaine de la signification de toutes les images. Après une heure, il perçoit mon blasement et ramasse les cartes.
Il prend une tablette avec un crayon. Il y dessine tout en haut un cercle dans lequel il place dix points bien nets. Il trace un autre cercle plus bas et y place d'autres points plus ou moins précis. Il relie un des points du premier cercle avec un point du deuxième cercle.
Il trace sous les premiers cercles une rangé d'autres cercles dont les deux du bout dépassent la feuille. Il y place d'autres points qui semblent la aussi d'une quantité aléatoires. Il relie un des points de cette rangé avec le point relié du deuxième cercle. Il me point ensuite le point du deuxième cercle et il pointe sa poitrine. Il pointe ensuite le point de la ranger du bas et il me pointe. D'un geste des mains qu'il soude ensembles, je comprends que nous sommes reliés, un peu comme un parent. Un parrain peut être...
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